TélétravailLe télétravail -qui a le vent en poupe- consiste à travailler pour un employeur depuis son domicile, pendant les heures normales de bureau, sur son propre ordinateur, grâce à sa connexion internet. Le télétravailleur peut aussi exercer son activité dans des espaces de coworking ou bien de façon nomade lors de déplacements professionnels. On distingue deux types de télétravailleurs : les salariés et les freelances, parmi lesquels on trouve les auto-entrepreneurs qui bénéficient d’un régime spécial (pas besoin de déclarer son activité au Registre du Commerce et des Sociétés). Aux États-Unis, un américain sur trois est un « freelancer », soit 42 millions de personnes. En 2020, ils devraient représenter 40% de la population active. De plus, il existe 28 millions de « small business », dont 20 millions qui s’avèrent être sous un régime auto-entrepreneur. D’après Forbes, 75% des entreprises américaines n’emploieraient qu’une seule personne, leur fondateur. En France, il existe 20 fois moins d’auto-entrepreneurs, soit seulement un million, mais ce n’est que le début. Quelles sont les raisons du succès de ce mode de travail à distance ?

L’apparition des nouvelles technologies de l’information et de la communication

Les TIC (technologies de l’information et de la communication) sont apparues lors de la seconde moitié des années 1970. Le télétravail a alors vu le jour avec le fax et le téléphone, mais il s’est réellement développé à partir des années 2000. Il s’est dès lors imposé comme une nouvelle manière de travailler, tout en permettant de réduire les coûts des trajets suite à la crise pétrolière. Les TIC ont ainsi rapidement connu des progrès fulgurants, accompagnés d’une baisse sans précédent des coûts des équipements. Les télétravailleurs se sont appuyés, en plus du téléphone et du fax, sur les ordinateurs et les logiciels de vidéoconférence. Ces équipements représentent d’ailleurs un coût pour l’entreprise- environ 1 370 €- selon un rapport sur le télétravail dans les grandes entreprises françaises. Aujourd’hui, le réseau permet une connexion quasiment instantanée n’importe où dans le monde.

Une transition vers une économie de services

La croissance de l’économie des services provient de trois phénomènes. Les ménages ont consommé davantage de services marchands depuis 1990, le contenu de la production continue à s’enrichir en composantes immatérielles et les entreprises ont un recours croissant à l’externalisation de services.

Parmi les services du secteur tertiaire, on trouve des services qui ne nécessitent aucunement une présence dans l’entreprise comme le journalisme, le web design, le phoning etc. Ce sont donc ces services qui sont propices au télétravail puisque la présence physique n’est pas nécessaire.

De nombreux atouts pour les entreprises

De plus en plus à la recherche de flexibilité, le télétravail est une manière pour les entreprises de commander des prestations de services auprès d’indépendants au coût par coût. Le télétravail permet également d’amoindrir les charges fixes et peut entraîner la réduction de la superficie des locaux. Le télétravail rentre également dans la logique de Responsabilité Sociale de l’Entreprise en prévenant les risques psychosociaux et se montre écologique en limitant les émissions de CO2 dues au transport. Plus largement, le télétravail permet de réduire l’engorgement des transports et la pollution des centres urbains, de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et de réduire la fracture sociale entre les zones urbaines excédentaires en emploi et les zones périurbaines plus désertes.

On estime à 22% les gains de productivité liés au télétravail et on comptabilise une baisse de 20% de l’absentéisme.

Une indépendance et une meilleure qualité de vie pour les télétravailleurs

Les salariés télétravailleurs gagnent 45 minutes de sommeil et 37 minutes au profit de leur vie familiale. 85% du télétravail est justifié par une volonté d’accroître sa qualité de vie. Il permet également de réduire le stress et le coût du transport et favorise la concentration. Les salariés jouissent de la confiance de leur employeur et d’une totale autonomie. Ils gèrent leurs horaires et ne perdent pas de temps avec leurs collègues lors des pauses.

Les travailleurs indépendants non salariés, eux, sont de fait autonomes. Ils peuvent faire le choix de travailler de chez eux ou bien dans des espaces de coworking. Ce principe connaît un fort développement dans les grandes villes : il s’agit de payer un petit loyer en échange d’un bureau mis à disposition dans un open space. L’avantage est de pouvoir louer des locaux à la demande à des prix restreints, mais également d’échanger avec les autres startups – auto-entrepreneurs et freelances présents-.

Des plateformes de mise en relation qui rendent le marché accessible

Au sein des entreprises, le télétravail doit résulter d’un choix personnel de l’individu ou d’un accord consenti avec l’employeur. Ce dernier ne peut imposer ce mode de travail à un salarié. Les « freelancers », eux, prospectent leurs clients. Pour cela de nombreuses plateformes, mettant en relation les entreprises et les « freelancers », ont vu le jour comme Odesk et Elance aux USA qui ont récemment annoncé leur fusion ou bien Hopwork en France. Les « freelancers » proposent donc leurs services à des entreprises partout dans le monde. Ce système fonctionne comme des enchères inversées ; des clients d’occident peuvent faire appel à des freelances provenant de pays où la main d’œuvre est peu élevée comme l’Inde, le Pakistan ou le Bangladesh.


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